Facteur de flare

Le facteur de flare (« lens flare » en anglais) est une aberration optique due à une diffusion parasite de la lumière à l’intérieur d’un objectif. Cette diffusion entraîne une baisse générale du contraste de l’image obtenue.

C’est un défaut de l’image “causé par une diffusion parasite de lumière au travers des multiples lentilles de l’objectif” de la caméra (Les Secrets de l’image vidéo, p.132, 8ème édition, Philippe Bellaïche, éd. Eyrolles, 2011).Les objectifs les plus touchés par ce phénomène sont le plus souvent ceux dont la formule optique comprend le plus de lentilles, chaque lentille offrant une nouvelle possibilité de diffusion de la lumière.

lens-flare

Plus un objectif comprend de lentilles, plus il sera sujet au flare. Ce dernier se traduit par l’apparition de halos lumineux dans l’image. Ces halos prennent la forme du diaphragme, qui est souvent un figure géométrique de 5 à 8 côtés voire davantage comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessous :

Matthias B. Hullin, Elmar Eisemann, Hans-Peter Seidel, Sungkil Lee: Physically-Based Real-Time Lens Flare Rendering. In: ACM Transactions on Graphics, Vol. 30 (4), 2011

Matthias B. Hullin, Elmar Eisemann, Hans-Peter Seidel, Sungkil Lee: Physically-Based Real-Time Lens Flare Rendering. In: ACM Transactions on Graphics, Vol. 30 (4), 2011

Comment se forme-t-il ?

schema

 

Il se forme lorsqu’une source lumineuse intense vient frapper l’objectif. Outre les halos lumineux, il peut se traduire par “une perte de contraste de l’image – rehaussement des niveaux de noirs – et parfois par l’apparition de taches colorées sur ses parties sombres” (Les Secrets de l’image vidéo, p.132, 8ème édition, Philippe Bellaïche, éd. Eyrolles, 2011).Techniquement, le flare augmente lorsque l’ouverture du diaphragme diminue. Cela signifie que le flare apparaîtra plus facilement sur les images présentant des hautes lumières.

Dans les productions cinématographiques, la captation dans le format cinémascope (2,35:1) implique souvent l’usage de lentilles dites anamorphiques. Celles-ci “compressent” ou “écrasent” l’image dans un format classique pour pellicule 35mm, pour qu’elle soit impressionnée sur la totalité de l’espace dédié au photogramme (4 perforations). En gros, l’image rectangulaire est imprimée sur une surface carré. Sans lentille anamorphique, la captation en cinémascope engendre un gaspillage d’espace sur la pellicule.

Lors de la projection d’un film tourné avec une lentille anamorphique, le lens flare n’apparaîtra plus comme circulaire, mais sera allongé pour former un ovale, pouvant même s’étirer jusqu’en une ligne traversant toute l’image :

mograph_lensflare-recadreSource

  Les sources lumineuses du flare dans le ciel sont généralement le soleil, l’éclairage artificiel,la pleine lune mais peuvent aussi concerner toutes autres lumières vives.

Même si la photo elle-même ne contient aucune source de lumière intense, la lumière parasite peut encore entrer dans la lentille et atteindre le film / capteur en causant encore d’importantes anomalies.

Certains photographes artistiques utilisent aussi ces aberrations :

Plus d’images …

http://skepticversustheflyingsaucers.blogspot.fr/2014/02/a-propos-de-quelques-photos-considerees.html

http://www.ipaco.fr/page27.html#Lensflares  + étude de cas

http://www.caelestia.be/lensflares.html