Trainée de condensation ( contrails )

Reflétant dans certaines conditions le soleil , elle sont sources de méprises .

On appelle aussi ces traînées par leur nom anglophone contrails, qui est la contraction de condensation trails, équivalent états-unien de l’ancien terme britannique vapour trails, qui signifie « traînées de vapeur », que l’on utilise parfois en français. De ces deux termes, le plus précis reste « traînée de condensation ». On ne peut pas voir la vapeur, qui est la forme gazeuse de l’eau, puisqu’elle est totalement transparente. Ce n’est que lorsque des gouttelettes d’eau ou de petits cristaux de glace se forment que la traînée devient visible. Une traînée de condensation est, pour simplifier, un nuage artificiel .

Rien de mystérieux ici, au contraire, l’explication des traînées blanches laissées ou non par les avions dans leur sillage est scientifiquement prosaïque :

Ces traces se créent dans des conditions particulières de température et d’humidité qui, si elles ne sont pas réunies, ne permettent pas de laisser un sillage. Celui-ci se forme essentiellement par condensation de la vapeur d’eau libérée par les moteurs d’avion sur des noyaux de congélation – c’est-à-dire des grains de matière favorisant la formation de cristaux de glace dans l’atmosphère-, noyaux en grande partie issus des gaz de combustion. Bien que ce mécanisme de formation des traînées d’avion soit connu depuis le début des années 1950, nombreux sont ceux qui persistent néanmoins à y voir des choses qui n’y sont pas…

 

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Définition Wiki : Trainées de condensation

À cause de la haute température due à la combustion, cette eau est émise sous forme de gaz, mais quand elle est rejetée derrière l’avion et qu’elle rencontre l’air froid, la vapeur va se condenser et former de petites gouttelettes ou, s’il fait assez froid, de petits cristaux de glace.

Les traînées de condensation ont certaines limites. Elles ne jaillissent pas directement des moteurs de l’avion. Le gaz met du temps à refroidir et à former des gouttelettes, elles se forment donc à une certaine distance derrière l’avion. De plus, elles apparaissent rarement en dessous de trois kilomètres, car la température doit être assez basse (et donc l’avion en haute altitude) pour refroidir vite la vapeur avant qu’elle ne se disperse.

 Quand l’avion est à basse altitude, bien plus bas que là où se forment les traînées de condensation, il vous sera possible de voir ce qui ressemble à une traînée de condensation venant du bout des ailes de votre avion. Cela a parfois semé la panique à bord quand des passagers ont cru que l’avion était en feu. Mais ce que vous voyez n’est ni de la fumée ni une traînée de condensation classique.

Il s’agit en fait d’un effet visuel des tourbillons marginaux, ces vortex au bout des ailes qui laissent une traînée de turbulences en spirale et qui sont la principale raison de l’écart entre les avions au décollage et à l’atterrissage. Bien qu’elles ne soient en aucun cas aussi communes que les traînées de condensation, ces traînées de vortex se forment quand la chute de pression et de température à l’intérieur du vortex fait se condenser la vapeur d’eau. Contrairement aux traînées de condensation, cette vapeur d’eau ne vient pas des moteurs de l’avion, mais de l’humidité naturelle dans l’air qui est généralement plus élevée à basse altitude.

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Partout dans le monde, certains invoquent la théorie du complot… mais l’explication est purement scientifique

Ainsi, la traînée des avions témoignerait pour certains du largage, par des militaires ou des gouvernements, de produits chimiques servant, au choix, à modifier le temps, tester des armes biologiques, affaiblir des populations données, etc. C’est la théorie des “chemtrails” (de l’anglais chemical trails : traînées de produits chimiques), particulièrement répandue aux Etats-Unis, où des associations de citoyens exigent leur arrêt.

Pour les scientifiques, ces chemtrails ne font pas débat. “Cette théorie ne repose que sur des spéculations farfelues et des suspicions qu’on ne peut pas prouver”, commente François Bouttier, chercheur à Météo-France. Selon lui, cette théorie se base sur de nombreuses contre-vérités scientifiques. Exemple : les chemtrails s’étendraient dans le ciel pendant plusieurs heures, alors que les traînées de condensation “normales” disparaissent en quelques secondes. Faux : “Les traînées de condensation aussi peuvent persister plusieurs heures si l’humidité relative de l’air est élevée, le vent faible, et qu’il existe beaucoup de composés soufrés ou de suies dans les rejets des moteurs.” L’idée même d’épandre des produits à haute altitude est infondée. “Il faudrait une action globale sur toute la surface terrestre, or le trafic aérien ne couvre qu’une toute petite partie du ciel terrestre”, tranche François Bouttier. Qui ne croit pas non plus à l’idée que les chemtrails visent à empoisonner des populations : “Ces voiles se forment à plus de 8 000 km d’altitude et sont très déviés par les vents ; il est impossible de contrôler les lieux où les supposés épandages atteindraient le sol…”

Sources : science-et-vie.com   futura-sciences.com

On peut observer sur le net des photos de rangées de bidons dans le fuselage  … installation d’essais en vol .

 

Le cas Chilien 2017 —>  https://www.metabunk.org/explained-chilean-navy-ufo-video-aerodynamic-contrails-flight-ib6830.t8306/

A voir ! :

Guide sur la formation et l’identification  des trainées de condensation ( NASA )

http://science-edu.larc.nasa.gov/contrail-edu/pdf/resources/GLOBE_Chart_-_French.pdf

http://contrailscience.com/

http://www.astrosurf.com/luxorion/meteo-contrails.htm

http://science-edu.larc.nasa.gov/contrail-edu/